Est-ce que je pourrai aller au collège ou à l'université?
Si vous le voulez, vous avez de bonnes chances d'y aller. Les inscriptions aux collèges, universités et programmes de métiers et d'apprentissage de l'Ontario ont atteint des niveaux records, le public étant de plus en plus conscient des avantages à vie que procure l'éducation postsecondaire. Sur le plan économique, la preuve est irréfutable. Les diplômés du postsecondaire connaissent des taux de chômage plus faibles et touchent un revenu annuel moyen plus élevé que les diplômés du secondaire.
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Cependant, les jeunes qui sont issus de familles à faible revenu, dont les parents n'ont pas fait d'EPS, qui ont un handicap ou qui sont autochtones ont moins de chances de faire des études supérieures et sont sous-représentés dans nos collèges et universités.
Selon l'étude Volonté des groupes sous-représentés de payer leurs études postsecondaires, les élèves membres des groupes sous-représentés hésitent un peu plus à contracter des prêts étudiants, peut-être parce qu'ils sous-estiment les avantages éventuels d'une éducation supérieure. L'étude donne à penser que l'aversion pour les prêts pourrait en amener certains – particulièrement ceux qui ont peu de sources de financement à part les prêts et les bourse étudiants -- à conclure qu'ils n'ont pas les moyens de faire des EPS et à ne pas s'inscrire.
Selon l'étude Cheminements des membres des groupes sous-représentés : de la présentation d’une demande d’admission à un établissement postsecondaire à l’entrée sur le marché du travail, les membres de ces groupes qui font des EPS ont plus tendance à concilier études, emploi et responsabilités familiales et à être préoccupés par l'équilibre entre les études et le travail. Ils sont moins susceptibles de recevoir une aide financière de leur famille et plus susceptibles de contracter des prêts auprès de sources privées au lieu de se prévaloir des programmes gouvernementaux pour financer leur études. |
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Les EPS sont une affaire de famille
Quel est le facteur qui a la plus grande influence sur la décision d'un élève de fréquenter le collège ou l'université? Le fait que ses parents ont fait des études postsecondaires.
Selon deux études récentes (Groupes sous-représentés à des études postsecondaires : Éléments probants extraits de l’Enquête auprès des jeunes en transition et Accès à l’éducation postsecondaire : Comparaison entre l’Ontario et d’autres régions), la scolarité des parents pourrait être le facteur le plus important et le plus uniforme pour déterminer qui va au collège ou à l'université. Ces études concluaient qu'une seule année de scolarité du père ou de la mère avait une plus grande incidence sur la probabilité que le fils ou la fille fasse des études postsecondaires qu’un revenu parental supplémentaire de 50 000 $.
Les discussions sur l'accès ont tendance à mettre l'accent sur les facteurs financiers tels que les droits de scolarité et les prêts et bourses. Les auteurs des études soutiennent néanmoins qu'il faudrait aussi stimuler la motivation et le rendement des élèves au palier secondaire (et même avant). Ces études ne sont pas les seules à souligner l'importance de mieux renseigner les élèves et leurs familles sur le coût et les avantages des études, de les sensibiliser aux programmes d'aide financière et d'envisager des interventions précoces qui ciblent les principaux obstacles non financiers aux EPS -- comme les attitudes négatives envers l'éducation et le manque de soutien familial ou communautaire.
Se rendre jusqu'à la ligne d'arrivée
Même s'ils réussissent à surmonter ces obstacles, certains étudiants qui entament des études collégiales ou universitaires finissent par décrocher. Les taux actuels de diplomation en Ontario s'élèvent à environ 65 % pour les collèges et à plus de 79 % pour les universités. Il n'y a pas suffisamment de données provinciales sur le nombre exact d'étudiants qui sont transférés à un autre établissement, qui décrochent mais retournent aux études par la suite ou qui décrochent en permanence, mais les statistiques nationales indiquent que 20 % des étudiants inscrits dans un collège et 15 % de ceux inscrits à l'université n'obtiennent pas leur diplôme dans les cinq ans. Ici aussi, des interventions précoces pourraient avoir un impact significatif, en l'occurrence en permettant d'identifier les étudiants de niveau postsecondaire qui risquent de décrocher.
D'après une récente étude intitulée Voir la rétention en fonction des risques et non des taux : Une autre façon pour les établissements de gérer le maintien des effectifs, une approche préventive permettrait aux établissements d'intervenir avant le décrochage. Selon l’étude, les facteurs de risque incluent : le fait de suivre des études à temps partiel, l’absence de bourses d’études, des notes plus faibles au secondaire et le fait de n'avoir pas choisi de majeure.
Surmonter les obstacles
Il est essentiel de mettre l'accent sur l'accessibilité et la réussite des EPS, car près des trois quarts des nouveaux emplois exigeront des études postsecondaires quelconques. L'Ontario se classe actuellement en tête des provinces pour ce qui est du niveau d'EPS. En effet, plus de 64 % des Ontariennes et Ontariens âgés de 25 à 64 ans sont titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires (collège, université, apprentissage ou métier). La capacité du Canada à répondre à la future demande en travailleurs qualifiés dépendra de la croissance continue du taux de participation aux études postsecondaires. Les meilleures façons d'assurer cette croissance consisteraient notamment à élargir l'accès et à réduire les obstacles pour les groupes actuellement sous-représentés dans nos établissements postsecondaires.
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