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Fiona Deller – Chronique « À lire » : Différences entre les sexes, emploi des diplômés et bourses c. prêts

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J’aime bien une bonne critique longitudinale ou historique. Cette méta-analyse récente de chercheurs de l’Université du Nouveau-Brunswick examine les différences entre le rendement scolaire selon le sexe sur une période de 100 ans (depuis 1914) et conclut que les femmes ont toujours obtenu de meilleurs résultats que les hommes, et que l’on a exagéré dernièrement en parlant de crise touchant l’éducation des garçons.

Parlant d’histoire (ce que j’aime faire en tant qu’historien), cette nouvelle parution : Universities 2030: Learning from the Past to Anticipate the Future réunit neuf articles d’historiens internationaux de l’éducation. Vous voulez vous faire une idée, cet excellent résumé d’Inside Higher Ed vaut la peine d’être lu.

Statistique Canada a récemment publié deux rapports (des mêmes auteurs Sharanjit Uppal et Sébastien LaRochelle-Côté) sur l’emploi à long terme des diplômés d’université. Les auteurs constatent qu’entre 1991 et 2011, la proportion de jeunes détenant un diplôme universitaire a considérablement augmenté, tout comme la proportion de jeunes travailleurs occupant des postes de professionnels. Ils soulignent cependant que de nombreux jeunes diplômés des universités peuvent toujours être considérés comme étant « surqualifiés », c’est-à-dire qu’ils travaillent dans des professions exigeant des niveaux de scolarité inférieurs. Les auteurs examinent également le profil professionnel des jeunes hommes et des jeunes femmes détenant un diplôme universitaire et sans diplôme.

Vous avez toujours l’impression que les bourses sont préférables aux prêts pour favoriser la persévérance scolaire et l’obtention d’un diplôme par les étudiants à faible revenu. Et bien, cette étude abonde dans votre sens. Publiée par AERA la semaine dernière, l’étude constate que les bourses (de toutes les sources) fondées sur les besoins augmentent les chances d’obtenir un diplôme à l’intérieur d’une période de six ans, alors que dans le cas des prêts non subventionnés, les chances d’obtenir un diplôme sont nettement inférieures.

L’éducation axée sur les compétences n’en est qu’à ses balbutiements (bien qu’il y ait des exceptions remarquables), mais semble gagner du terrain. La publication de rapports qui se penchent sur la manière de l’intégrer au système actuel indique clairement que l’éducation axée sur les compétences est prise au sérieux. Ce rapport américain examine comment l’aide financière aux étudiants peut être modifiée pour aider les étudiants des programmes d’éducation axée sur les compétences.

Sur son blogue, Lloyd Armstrong présente des perspectives sur le pouvoir de signalement d’un diplôme. Il explore l’idée selon laquelle ce pouvoir s’amenuise, tandis qu’augmente le pouvoir de signalement de ce qu’un diplômé peut faire (compétences) et de la manière dont nous le découvrons (insignes, réseaux sociaux, etc.). Ce que j’aime particulièrement du blogue d’Armstrong, c’est qu’il renvoie à d’autres articles et études, et qu’il est facile de suivre certaines de ses idées de départ.

Enfin, cette série de publications du McKinsey Center for Government, intitulée Education to Employment semble intéressante. Si vous n’êtes pas prêt à vous engager à le lire en entier, lisez ce résumé dans Inside Higher Ed.

Bonne lecture.

-Fiona Deller, directrice des politiques et des partenariats

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