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Baccalauréats des collèges et des universités : Un autre regard sur les coûts

Le rapport Baccalauréats des collèges et des universités : Un autre regard sur les coûts a été rédigé par Ken Snowdon.

Étendre l’octroi de grades de trois ans aux collèges, un regard sur les coûts pour les étudiants, les établissements et le gouvernement.

Un examen des conséquences financières de l’élargissement de l’offre des grades de premier cycle de trois ans dans les collèges de l’Ontario révèle que des coûts supplémentaires seraient supportés pour les étudiants, les établissements et le gouvernement. Le rapport Baccalauréats des collèges et des universités : Un autre regard sur les coûts poursuit les travaux du Conseil de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) sur l’examen de l’élargissement de l’octroi de grades dans le secteur collégial. Si les programmes universitaires sont souvent considérés comme étant plus économiques, un examen détaillé des facteurs influençant le coût montre que ce n’est pas toujours le cas.

La comparaison des coûts des collèges et des universités représente un défi en raison des différences fondamentales entre les deux secteurs et de l’absence de données au niveau des programmes. L’enseignement supérieur comporte de nombreuses couches de complexité qui, lorsqu’elles sont modifiées, peuvent entraîner des conséquences significatives sur les coûts. Ce rapport présente les facteurs susceptibles d’affecter le coût pour les étudiants, les établissements et le gouvernement au fur et à mesure que le statut d’établissement conférant des grades est étendu aux collèges.

Il y a peu de différence dans les coûts réels pour les étudiants entre la poursuite d’un grade de quatre ans dans un collège ou dans une université de l’Ontario. Les frais de scolarité « affichés » sont similaires pour la plupart des programmes à entrée directe de quatre ans. Lorsqu’il existe des écarts dans le « coût affiché », les politiques gouvernementales et institutionnelles d’aide aux étudiants atténuent ou éliminent cette différence. Au fur et à mesure que les grades de trois ans sont étendus aux collèges, et si les frais de scolarité annuels sont fixés au même taux que les programmes de baccalauréat de quatre ans des collèges, le coût des études collégiales sera semblable à celui du secteur universitaire et considérablement plus élevé que les frais de scolarité actuels pour les programmes de trois ans menant à un diplôme d’études collégiales de l’Ontario, niveau avancé.

L’absence de données publiques au niveau des programmes fait de la détermination des coûts institutionnels un défi de taille. Cependant, une analyse des principaux éléments du coût institutionnel, dont les salaires, les inscriptions, les charges de travail et la taille des classes, montre que le coût de l’enseignement par étudiant pour les programmes de baccalauréat à entrée directe dans les collèges et les universités est similaire. Le modèle universitaire de premier cycle, qui prévoit des classes relativement grandes pendant les années de formation de base et des classes plus petites pendant les années d’études supérieures, ainsi que le recours accru au personnel enseignant et au personnel à temps partiel compensent les avantages pour les établissements sur les coûts souvent attribués au secteur collégial. Au fur et à mesure que l’octroi de grades est étendu aux collèges, les coûts pour les établissements – tels que l’embauche de professeurs supplémentaires titulaires d’un doctorat, l’augmentation potentielle des exigences en matière de recherche et les dépenses liées à la modification des programmes d’études – augmenteraient dans les collèges afin de répondre aux exigences des grades.

Les secteurs collégial et universitaire présentent des différences importantes dans leurs formules de financement. En général, le soutien gouvernemental au fonctionnement est plus élevé pour les universités que pour les collèges pour les programmes de quatre ans, et plus faible pour les universités que pour les collèges pour les programmes de trois ans. Au fur et à mesure que l’octroi de diplômes de trois ans est étendu au secteur collégial, le soutien gouvernemental tel qu’il est décrit dans la formule de financement devra peut-être augmenter pour refléter les coûts supplémentaires qui accompagnent l’octroi de grades. Par ailleurs, si l’étendue des grades entraîne une augmentation des frais de scolarité, le gouvernement devra assumer des coûts supplémentaires d’aide aux étudiants dans le cadre du RAFEO.

Les considérations relatives aux coûts sont essentielles lorsque de grands changements sont envisagés dans l’enseignement postsecondaire, mais ce ne sont pas les seuls facteurs à prendre en compte. Un prochain rapport du COQES examinera l’alignement ou les écarts potentiels entre le paysage des titres de compétences de l’Ontario et le marché du travail.