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Les retombées de la fermeture des écoles et du téléapprentissage en situation d’urgence sur la transition au niveau postsecondaire en 2020-2021 : constatations préliminaires de Toronto

Les retombées de la fermeture des écoles et du téléapprentissage en situation d’urgence sur la transition au niveau postsecondaire en 2020-2021 : constatations préliminaires de Toronto a été rédigé par Kelly Gallagher-Mackay et Robert S. Brown en collaboration avec le département de recherche du Conseil scolaire du district de Toronto.

Conseil scolaire du district de Toronto – Hausse des confirmations et demandes d’admission à l’université et au collège
pendant la pandémie

À la suite de la fermeture d’urgence des écoles en mars 2020, les finissants du Conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) ont présenté une demande d’admission et confirmé leur acceptation aux établissements d’enseignement postsecondaire (EPS) à un rythme plus élevé qu’avant la pandémie. Selon un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES), les confirmations d’acceptation à une université ont augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente, tandis que les confirmations de l’acceptation à un collège sont demeurées stables. « Ces données témoignent à la fois de la résilience des élèves et d’un ensemble de mesures de soutien institutionnelles et d’attentes sociétales globales qui ont permis de maintenir l’accès à ce parcours important malgré un choc considérable pour le système d’éducation. »

Le rapport Les retombées de la fermeture des écoles et du téléapprentissage en situation d’urgence sur la transition au niveau postsecondaire en 2020-2021 : constatations préliminaires de Toronto est le deuxième publié par le COQES qui utilise les données du TDSB pour examiner les répercussions de la pandémie sur l’accès aux études postsecondaires. Bien que le premier rapport mette l’accent sur l’obtention prévue du diplôme dans le contexte du passage d’urgence au téléapprentissage, le présent rapport examine les progrès réalisés vers l’éducation postsecondaire (EPS) pour ce même groupe d’élèves. Combinant les données du TDSB et les renseignements sur les demandes d’admission aux EPS et les confirmations, le rapport compare le cheminement vers l’EPS de plus de 16 000 élèves qui en étaient à leur quatrième année d’études secondaires en 2018-2019 avec celui d’un nombre similaire d’élèves qui en étaient à leur quatrième année en 2019-2020.

Certains groupes traditionnellement sous-représentés, comme les élèves dont les parents n’ont pas fait d’études postsecondaires, les élèves du Moyen-Orient et ceux de race noire, ont affiché une augmentation des taux de demande et de confirmation d’une année à l’autre à un taux supérieur à la moyenne du TDSB, mais ce n’était pas le cas pour tous les groupes en quête d’équité. Les élèves de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique latine/latinophones/latino/latinx ont affiché des augmentations d’une année à l’autre des confirmations d’acceptation de l’admission à l’université qui étaient inférieures aux moyennes du TDSB, malgré des taux d’obtention de diplôme particulièrement élevés. Les élèves qui avaient des besoins d’apprentissage particuliers ont affiché une croissance nettement inférieure à la moyenne des demandes en matière d’EPS et des acceptations confirmées, et les élèves handicapés ont affiché une baisse généralisée des confirmations.

La richesse de la région et des caractéristiques démographiques d’une école secondaire selon l’indice des possibilités d’apprentissage du TDSB a également eu une incidence sur les taux de diplomation et les acceptations confirmées. Bien que l’accumulation de crédits ait augmenté pour tous les élèves, ceux des écoles les moins aisées ont vu des hausses inférieures à la moyenne. C’était aussi vrai pour les confirmations d’acceptation de l’admission à une université, ce qui signifie que l’écart déjà considérable entre les résultats scolaires des élèves des écoles les plus aisées et les moins aisées s’est accru au cours des premiers mois de la pandémie.

Les constatations du présent rapport contrastent fortement avec celles des États-Unis, qui ont montré une baisse sans précédent en un an des inscriptions dans les collèges et universités. Cela renforce le besoin de sources de données locales de grande qualité pour comprendre les facteurs qui influent sur la réussite de la maternelle à la 12e année et les cheminements postsecondaires en Ontario et au Canada.

De plus, il faut savoir que ces résultats ne reflètent que les premières répercussions de la pandémie et sont limités aux élèves de quatrième année du secondaire. De nombreux élèves font la transition vers des études postsecondaires après une cinquième ou une sixième année et ne font donc pas partie de ces constatations. Un examen pluriannuel des données sur les élèves, à l’échelle de la province, est nécessaire pour bien comprendre les répercussions de la pandémie sur l’accès des élèves aux études postsecondaires et sur leur réussite.